Intervention
sur la mise en place du le plan COORUS
Il y a encore une fois ce soir, à l'ordre du jour de notre Conseil
Municipal, une délibération pour trouver une solution aux problèmes d'accueil d'urgence des étrangers, mais pas seulement.
J'évoquerai le logement, ce lieu humanisant pour tout un chacun, pour tous les hommes aussi pauvres soient-ils.
Le modèle de société que notre pays redéveloppe, basé sur une spéculation immobilière sans fin, est irresponsable et injuste.
Quand les travailleurs, les salariés, les étudiants, les apprentis, les retraités n'arrivent plus à trouver de logements décents à un prix convenable, ce sont les pauvres qui sont jetés à la rue.
Alors qu'en France il y a 2 millions de logements vides, les collectivités locales, pour répondre à une certaine pénurie ne cessent de construire toujours plus. Mais n'est-ce-pas un puits sans fond ? Je ne comprends pas, je ne comprends plus.
Alors encore une fois, la Ville de Rennes va participer à un pansement sur une jambe de bois, mais ce pansement il faut le mettre.
Ne créons pas cette société de façade qui oublie qu'une société est collective surtout en démocratie, ou alors nous aurons à chaque élection à commenter les résultats toujours meilleurs pour les bonimenteurs extrémistes.
Nous ne pouvons pas demander à un pauvre d'accepter une société si cette société ne l'accepte pas. Mais ce soir, il y a un grand absent de ce débat: L'Europe, en ce
jour anniversaire, ne propose aucune politique d'accueil des populations intérieures et extérieures de l'Europe. Elle laisse les pays et les communes se débrouiller.
C'est inadmissible. Comment se sentir européen dans cette Europe qui oublie de s'occuper des problèmes des peuples. M. Monnet, M. Schuman, voyez ce qu'ils font de votre Europe.